Pierre and the Loup

Pierre and the Loup

Note d’intention pour une mise en scène de recréation

Pierre et le Loup

On connaît l’histoire et, assez facilement on en reconnaît la musique ; souvenir un peu flou d’un disque (vinyle pour ce qui me concerne) écouté enfant, avec la voix d’un acteur qui faisait soupirer béatement une mère ou grand-mère, et la richesse luxueuse d’un orchestre… que peu ont eu la chance de voir « en vrai ».

Modernité, souci de démocratisation et d’économie, la captation de l’œuvre, tout en la rendant accessible à tous, en a occulté une part pourtant importante semble-t-il : la volonté de Sergueï Prokofiev d’une approche sensible et pédagogique des divers instruments composant l’orchestre ; une déclaration d’amour de leur caractéristiques propres et de leur capacité à se fondre dans le groupe pour raconter quelque chose ensemble.

En le revisitant, en en réinventant intégralement la partition, l’agrémentant de ci de là de quelques citations comme par bribes de souvenirs, les Heavy Fingers font la part belle à la valeur d’éveil à la curiosité de ce conte, l’inscrivant un peu plus dans la famille des contes de tradition orale : on raconte une histoire avec le souvenir qu’on en a.

Ils affirment aussi que la musique comme le spectacle ont tout à gagner à vouloir rester vivants.

Pierre and the Loup

Un professeur ou conférencier, soucieux de la transmission la plus fidèle possible d’un conte occupant une place d’importance dans l’histoire de la musique, se trouve bien embêté de s’être vu refusé la mise à disposition de l’orchestre pourtant indispensable à son projet.

Il peut demander à son auditoire d’imaginer le décor, Pierre, un canard, un oiseau, un grand-père et même un loup ; en accepter la convention. Mais comment toutes ces personnes pourraient-elles imaginer chaque instrument d’un orchestre dont elles entendent peut-être parler pour la première fois ?

Quatre saxophonistes lui proposent alors leur aide.

Une fois les réticences du professeur balayées, les instruments (pourtant absent de la partition originelle !) identifiés, la capacité du quatuor d’incarner tous les personnages de l’histoire, celle-ci pourra alors commencer.

Gagné par l’énergie, l’envie et l’esprit ludique des musiciens, le professeur abandonnera peu à peu sa posture un rien poussiéreuse et finira par entrer à son tour dans le jeu.

Comme dans le conte, où la chasse au loup ne se passe pas du tout comme une chasse au loup se passe conventionnellement, c’est en dépit de bien des règles et des empêchements qu’à cinq ils raconteront, à leur sauce, une histoire qui ressemble à s’y méprendre à l’originale.

« Il suffit pour ça d’un peu d’imagination »

Charles Trenet – Le jardin extraordinaire.

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2 Commentaires

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